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Retraction

La rétraction de la paupière supérieure a pour cause principale l’orbitopathie dysthyroïdienne (maladie de Basedow). La rétraction lorsqu’elle réalise une séquelle de l’ophtalmopathie dysthyroïdienne nécessite alors une prise en charge chirurgicale, notamment si elle s’accompagne de problèmes cornéens, esthétiques, ou simplement d’inconfort oculaire.

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Rétraction palpébrale supérieure bilatérale avec lipoptose au cours d’une maladie de Basedow
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Résultat post-opératoire après mullerectomie et blépharoplastie supérieure
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Aspect pré-opératoire
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Aspect post-opératoire

La rétraction peut être isolée ou associée aux autres signes de l’orbitopathie dysthyroïdienne : exophtalmie, décalage oculomoteur en rapport avec une fibrose d’un muscle oculomoteur, anomalies qui seront traitées avant la correction de la rétraction palpébrale, enfin lipoptose palpébrale.

Le traitement chirurgical dépend de l’intensité de la rétraction de la paupière supérieure : En cas de rétraction de moins de 3mm une intervention consistant en une müllérectomie peut suffire, par voie conjonctivale ou par voie cutanée.

En cas de rétraction de 4mm ou plus, la müllérectomie n’est pas suffisante et doit être associée à un recul du muscle releveur de la paupière supérieure, suivi soit d’une fixation de ce muscle à la conjonctive, soit de l’interposition d’un matériau synthétique ou d’un greffon ( fascia lata ou aponévrose temporale), soit de la pose de sutures ajustables permettant de régler la hauteur et la courbure de la paupière en post-opératoire.

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Rétraction palpébrale supérieure bilatérale asymétrique au cours d’une maladie de Basedow
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Recul ajustable du muscle releveur et du müller bilatéral
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Aspect pré-opératoire
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Aspect post-opératoire

La rétraction de la paupière inférieure peut être secondaire à un traumatisme, à un recul du muscle droit inférieur lors de la chirurgie du strabisme, à des interventions sur le plancher de l’orbite ou à la présence d’un gros oeil. Elle peut nécessiter un allongement de la lamelle postérieure, qui peut se faire soit par simple recul des rétracteurs de la paupière inférieure en cas de rétraction mineure (inférieure à 2mm), soit avec une interposition de matériel comme une greffe de muqueuse palatine ou une greffe de cartilage auriculaire, intervention qui se fait plutôt préférentiellement par voie conjonctivale.